Affichage des articles dont le libellé est boulot. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est boulot. Afficher tous les articles

samedi 18 septembre 2010

Politique et développement

Politique et développement

Mine de rien, non contente de faire des aller-retours entre le Nord Ouest et le Plateau Central, j’en oublierai presque que j’ai aussi un 3ème fief, la plaine de l’Arbre. Dit comme çà, on imagine les paysages d’Avatar mais en vérité c’est très Chlorox comme le dit César. Chrlorox c’est la marque de chore qui sert aussi bien aux ménagères, lavandières que pour potabiliser l’eau. Et donc oui le Haut Artibonite et la plaine de l’Arbre est particulier peuvent être plus déserts, plus secs et plus perdus que le NO. Quoi de mieux qu’un week-end à rien faire dans le NO que d’organiser une visite de terrain de l’autre côté (ah oui c’est juste de l’autre côté de Moustiques, où je bosse). Rendez-vous était donc pris avec l’ingénieur Enock pour qu’ils viennent me chercher. Et là, dès la rentrée dans la voiture, l’ambiance est donnée : OK le Haut Artibonite c’est Chlorox mais avec de l’alcool, une donnée qui manque assez cruellement à Moustiques. Bon si çà aide le chauffeur à franchir les mornes et éviter les trous sur la piste, pourquoi pas…Direction, sources chaudes, la bien nommée à cause des différents sources chaudes et soufrées. Au début du siècle, des cures y étaient encore organisés et l’eau de source était vendue en bouteille. Maintenant, nous pouvons profiter d’une piscine en plein air d’eau chaude. Bon c’est pas autant appréciable qu’un bon bain chaud après une journée sur des skis mais çà détend quand même.







l'étendoir à linge

La première nuit a été assez difficile entre la disco du bar-restau-hôtel « chez Manou » où nous dormions, les camions qui débarquent de Gonaïves à 2h du mat et les évangélistes qui beuglent à 4h du matin à grand renfort de tambour.

Au programme de la visite :

- les travaux de réhabilitation des infrastructures d’irrigation après les dégâts des cyclones de 2008 (et oui j’étais déjà là)

- visite d’autre périmètres irrigués sur lesquels nous allons peut être travaillés à partir de janvier prochain (paraît que le gouvernement Belge n’est pas mort malgré tout…)


Bon, les travaux de réhabilitation… Evidemment je ne suis pas ingénieur civil mais les structures me semblent déjà un peu affaiblies après quelques crues. « Durabilité, durabilité, …est-ce que j’ai une gueule de durabilité ? », le Seuil dans Barrage du Nord. Je suis vraiment fatiguée de devoir faire des travaux 2ou 3 fois avant d’arriver à un truc durable. Pourquoi, on ne peut pas y arriver du premier coup.



Pour le reste, on n’a pas vraiment de budget pour des infrastructures dans le prochain projet. Heureusement car ce qui bloque surtout c’est le SOCIAL, le comité d’irrigants qui piquent du fric mais font pas les travaux, bref de la rigolade en perspective (enfin surtout pour mon successeur, hihihi !). Bon, les mecs sont toujours là à se plaindre du moindre petit problème sur le canal. Euh les gars, vous savez qu’on est en région aride dans un pays avec peu de moyens et que vous avez des canaux en béton en état acceptable après 20 ans ??? En Haïti, l’irrigation gravitaire c’est en effet beaucoup de canaux en terre.

Mais, le plus intéressant dans cette visite a été les multiples pauses/arrêts avec des comités d’irrigants ou d’autres habitants de la zone pour parler développement bien sûr mais aussi et surtout politique. Et oui, on en oublierait presque que les élections de Novembre sont des élections générales et qu’on élit aussi les députés (presque 1 par commune soit une centaine pour 8 M d’habitants) et un tiers du Sénat. Et il se trouve justement que l’ingénieur Enock est un enfant de la zone et qu’il se présente pour devenir député. Inutile de vous dire, qu’il est totalement confiant quand à son élection. Alors avec son équipe, ils comptent le nombre de voix minimal qu’il leur faut par localité. Son équipe est composé de son neveu et de deux de ses cousins dont un souhaite devenir maire lors des municipales repoussées au début 2011. Des leaders ralliés à leur cause organisent même des sondages dans les villages !

Alors çà distribue des tracts, des tee-shirts, çà promet 2-3 sacs de ciment par ci, par là pour acquérir des voix (je suis une pratique qui consiste à s’assurer des votes par de l’argent ou d’autres faveurs, je suis, je suis…). Et c’est là que les projets de développement entre en jeu, surtout quand ils sont portés par une blanche. Quel meilleur argument de campagne que de s’enorgueillir d’avoir participé à un projet qui a permis le développement de la filière échalotte (et oui çà tient pas à grand-chose une victoire…). De là à dire aux électeurs que c’est grâce à lui que le projet est arrivé ici et que c’est grâce à lui qu’un nouveau projet verra le jour, il n’y a qu’un pas. Enock n’est pas une mauvaise personne en soi mais je m’interroge sur les risques de cette récupération politique de notre travail.


4 configurations :

- projet OK + Enock élu : Tout va bien mais Enock restera-t-il impartial dans son travail?

- projet OK + Enock pas élu : L’une des options les sûres quoi qu’un appui politique est toujours un avantage…

- projet refusé + Enock élu : cela peut mal tourner pour Enock selon ce qu’il a promis aux gens

- projet refusé + Enock pas élu : on est tous perdants

Ils m’ont ramené dimanche matin très tôt. Nous avons quitté Sources Chaudes à 4h, soit une heure après que la disco du samedi soir (qui sert d’école dans la semaine) ferme.

Et là pour nous bercer au milieu des secousses de la piste, le chauffeur a décidé d’abandonner le kompa (ah oui la voiture avait une enceinte dans chaque portière) pour nous passer le best of de Michael Bolton. Il faut visualiser la scène : paysage désertiques au son des ballades du crooner qui sautaient quelque peu à chaque trou ou bosse, soit tout le temps. Pour ceux qui ne connaissent pas trop Michael Bolton c’est « missing you now », « when a man loves a woman », « how I am supposed to live without you », bref des chansons qui te donnent la patate ! Mais je crois que le pire c’est que je me suis rendue compte que je connaissais plus qu’une chanson.

Si non quelques pluies mais les cyclones (souvent de force 4) épargnent la plupart des îles des Caraïbes. Cela ne m’empêche pas de marcher près d’une heure dans la boue et sous la pluie avec mon ordi sur le dos après que le moto-taxi qui m’a fait tomber deux fois m’ait lâchement abandonnée sur la piste à la vue du ciel gris.

Je vous ai dit à quel point j’adorais mon boulot ?

jeudi 2 avril 2009

Baie de Henne Match

Ayant connaissance de la situation catastrophique de la commune de baie de Henne dans le bas Nord Ouest, notre reporter n’a pas hésité une seconde lorsqu’une mission d’exploration s’est proposée à elle, laissant ses langues de vip de confrères à leur cancan…

05h40 : La journée a commencé sur les chapeaux de roues avec la réception de la reporter qui, prévenue 5 minutes avant, n’a même pas eu le temps de se faire une beauté. Après avoir sillonné la ville pour récupérer TOUS les représentants de l’Etat, la reporter a décidé de se la péter un peu en embarquant dans la Nissan Patrol UN avec sa grosse radio. Cela a été l’occasion d’assister à un miracle : la MINUSTAH a franchi « 3 rivières » (quelle idée d’avoir nommé une rivière comme çà, je suis sûre que Pivot ferait un malheur avec çà dans la dictée : euh çà prend un s ou pas ?)

06h30 : traversée de « 3 rivières ». Nous partîmes donc à 2 voitures full, avec une voiture MINUSTAH qui n’avait, je pense, jamais transporter autant de monde, 6 personnes.

07h30 : Jean Rabel

Horreur ! L’ECG de ma fesse gauche est complètement plat, cette dernière ayant trépassé suite à la compression de 4 personnes à l’arrière de la voiture.

08h30 : Bombardopolis. Cette petite virée est l’occasion pour les participants dont les représentants de l’Etat de découvrir leur département :

- c’est quoi ce village ?

- c’est Bombardopolis ?

- mais non c’est pas Bombardopolis !

- ah mais si en fait, c’est bien Bombardopolis

Et oui en effet, Bombardopolis c’est comme le Port-Salut, c’est écrit dessus, 2 fois même sur les arches à l’entrée et à la sortie.

C’est aussi l’occasion de philosopher : la mer est plus bleue du côté du golfe de la Gônave que de Port de Paix. Mais pour qui çà donc ? Dieu a-t-il laissé ses pinceaux trempés trop longtemps ? Profondeur de l’océan ? Ah oui c’est très très profond, au moins la fosse des Mariannes. Petite rappel, les Haitiens en tant que bons insulaires qui se respectent ne savent pas nager.


la route de Bombardopolis à Baie de Henne

Baie de Henne vue d'avion

09h15 : Baie de Henne

Rendez-vous était donc pris au Macumba de BH mais comme toujours cela s’est terminé à l’Eglise, pour ramener toutes ces brebis égarées dans le droit chemin. Cependant, il y avait une certaine ambiance boule à facette.

Suite à notre expédition, nous arrivons 4 ou 5 voitures, avec quelques retardataires, Haïti ne serait plus Haïti sinon… Même Monsieur AAA (désolé son nom m’échappe) est ici. Le délégué n’est pas là, je dirais comme d’habitude. Le cartel non plus n’est pas là, ce qui est un peu plus génant. Mais le vice-délégué qui remplace déjà le délégué, les remplace aussi car comme il le dit « qui peut le plus, peut le moins ».


La preuve du délit: la voiture UN

La mairie

L'église


On nous accueille avec un cartable, un résumé de la précédente réunion et un programme de la journée ! Nous avons fait des ateliers sectoriels et des restitutions en plénière, la foule en délire ne se sent plus.


C’est aussi l’occasion d’entendre des expressions comme « agriculture et élevage sont les 2 mamelles de la terre de Dessalines », celui qui ose prétendre que cette phrase n’est pas inspiré des maudits Français, n’a vraiment pas de figure.

Je vous passe dans le désordre, la féministe qui se plaint de ne vois qu’un dizaine de femmes dans l’assistance, le prix d’une course BH-PAX en moto-taxi :500 Ht $, le don de 40 glacières du FAES pour la conservation du poisson (je n’ai pas osé demander comment allaient-ils se procurer la glace), le recensement d’au moins 700 téléphones alors qu’il faut marcher 10 kilomètres dans les mornes pour trouver du réseau vu qu’il existe un relais Digicel mais sans antenne, la bonbonne de gaz qui alimentait le frigo du centre de santé qui a explosé…


La journée se termine par une démonstration de l’activité extraterrestre à Jean Rabel : des oignons énormes et bio, qui ont déjà atteints la table de Ti René : et oui il y a des gens dans le Nord Ouest et même qu’ils arrivent à faire pousser des trucs. Attention les photos pourraient heurter la sensibilité des plus jeunes.

Le retour se fera par Anse Rouge, Beauchamps puis Passe Catabois, un peu plus rapide a priori mais qui m’a définitivement bousillé le dos. Nou pas gen wout.


C’est donc la fin de cet article d’investigation comme on aimerait en lire plus souvent.

J’attends maintenant ma rémunération, et je me comprends

mardi 17 mars 2009

La semaine marathon

L’agent M et la jeune recrue J (surnommée agent 000 par M) lancent les projets d’urgence avec 2 mois de retard, près de 6 mois après les cyclones et 5 mois avant les prochains. No comment…Je pourrais revenir sur ce malheureux calendrier mais cela reviendrait à remettre en cause tout le processus d’aide aux pays en développement.

1ère étape : PAP-Moustiques = la traversée du désert

L’agent M a décidé unilatéralement de partir pour le Nord Ouest un dimanche pour revenir le mardi matin sur PAP. Après avoir chargé Junior de faire les photocopies de dernière minute (et M et J ont passé quelques temps à l’hôpital la veille autour de D ou E selon comment on l’appelle, le 3ème rejeton de M, oups pardon, le ménage de M), les agents quittent incognito leur QG à 10h15. Elles n’atteindront leur destination finale que 6 heures plus tard.

En effet, les agents de l’ennemi ont délibérément induit les agents en erreur en indiquant un vol à 11h45 alors que vol était à 11h, heure à laquelle les agents sont arrivés à l’aéroport. Evidemment, c’est de la faute des agents M et J s’ils sont en retard. D’autant plus que même si le vol était à 11h45, comme ils auraient du être à l’aéroport une heure avant le vol, soit 10h45 et qu’ils sont arrivés à 10h55, ils étaient déjà en retard donc c’est doublement de leur faute !!!! Les revolvers et flèches empoisonnées démangent les 2 agents. Ils lui expliquent que les vies de milliers d’innocents sont en danger s’ils ne partent pas à l’instant et elle accepte magnanimement d’aller parler aux pilotes. Sauf qu’en se déplaçant à 500 m à l’heure, les agents abandonnent déjà l’idée de prendre ce vol. Seule solution attendre le prochain vol à 14h45 mais sans garantie de place : l’avion a une capacité de 17 places et pour le moment 17 réservations ont été enregistrées mais leur assure qu’il y aura de la place…Signe positif, elle enregistre les bagages. Ils recevront leurs boarding pass à 14h30 alors qu’ils étaient prioritaires et que des types sont venus acheter des billets à la dernière minute.

Et là évidemment, les bagages attendent sagement sur le tarmac signe qu’elles ne voyageront pas. Nouvel esclandre, le bagagiste dit que ce n’est pas lui le responsable et conseille d’aller voir le pilote. M, en sa qualité de grand chef décide d’expliquer au pilote qu’ils attendent depuis le matin, qu’ils vont dans la brousse et qu’ils ne peuvent perdre 4 heures à aller chercher les bagages le lendemain surtout que leur travail (des documents classés secret défense) est dans les valises et surtout ses piqures et ses médicaments (c’est le grand secret de M, elle se transforme en gros géant vert pas content sans son antidote quotidien). Malheureusement pour elle, les pilotes ne parlent qu’espagnol car ils sont Dominicains, Cubains et autres… J tente alors un coup de poker et voulant briller devant M, passe ne mode espagnol pour convaincre le pilote mais l’avion est complet avec sa charge maximale, d’ailleurs ils mettront tous les gros devants et les petits derrière (donc M devant en J derrière). Le pilote explique aussi que ce n’est pas sa faute, la responsable est la dame de la compagnie. Vous l’aurez compris en Haiti (comme en Rd d’ailleurs), personne n’est jamais responsable. Et là une autre nana, que J voudrait bien aussi occire, affirme que les valises sont déjà à Port de Paix. Euh Chérie, j’ai vu l’avion de 11h partir et nos valises étaient avec nous et en plus je viens de voir nos valises sur la piste, tu te foutrais pas un peu de ma gueule par hasard ? Rien n’y fait, M et J atterrissent à 16h00 en espérant que les valises arrivent le lendemain matin (rappel M et J étant super efficaces, leur missions e termine le mardi matin). J a une petite pensée pour tous les gens qui attendaient encore une place à Port au Prince alors qu’ils avaient des réservations. A bas les monopoles des compagnies aériennes dans un des pays les plus libéralisés au monde !

La chance étant avec les agents (le vendredi 13 est bien fini), les valises ne sont pas dans le premier vol le lendemain et le Pasteur est obligé de passer la journée à Port de Paix en attendant le prochain vol. Plus grave encore, tous les médicaments qui rendent la vie de l’agent M plus facile, et celle de sa subalterne par la même occasion, dont les petites pilules rose qui la rendent si joviale voire euphorique toute la journée, sont dans ladite valise. Et depuis des années, l’agent M n’a jamais raté une seule prise, le trouffion (en fait la trouffionne mais je ne sais pas si le féminin existe) attendra avec angoisse toute la journée le moindre signe déclencheur de crise : énervements, crise de pleurs incontrôlés voire strangulation.

16h30 : les valises sont là, Dieu est grand !

Pour finir en beauté, l’avion qui les ramènera le lendemain aura 1h30 de retard.

VDM…

dimanche 25 janvier 2009

séminaire au Montana

Grosse rentrée à PROTOS: organisation d'un séminaire sur la Gestion Intégrée des Ressources en Eau en Haiti. On avait choisit l'hôtel Montana pour la tenue du séminaire, qui s'est bien passé. reste maintenant à maintenir les volontés actives et à avancer sur la pratique.



L'avantage d'être à l'hôtel Montana, c'est que c'est un endroit plutôt sympathique.



Et en plus, on a une superber vue sur Port-Au-Prince

lundi 23 juin 2008

conditions de travail et outils nécessaires

Mon ordi avec des touches manquantes à cause de mon prédecesseur qui y allait un peu fort avec les touches; du coup j’ai un clavier (QWERTY et pas AZERTY où le maj6=?, le /=é, le ‘= »…) que je rajoute, trop bien pour une myope d’avoir un écran à 50 cm de ses yeux.
la bombe anti-moustique





Le ventilateur pour pas que les ordis chauffent trop (tu parles : 10h non stop c’est dur pour eux)
Le sécateur???????????????



La RAF académie :

Si Martine a autant de boulot c’est que nous n’avons pas de RAF = responsable administratif et financier. Martine a fait pleuré le dernier c’est vous dire si c’est facile de travailler avec elle! Du coup, elle a interviewé 7 candidats et d’après elle c’est pas gagné pour savoir qui sera choisi. La maitrise d’Excel n’est pas encore au point : pour appliquer une formule à toute une colonne, ils la tapent à chaque ligne car ils ne savent pas comment dupliquer rapidement une formule ni que mettre des dollars gardent la valeur d’une case. En même temps, rien de bien insurmontable, il suffit de leur montrer une fois et ils devraient vite apprendre mais bon Martine a l’air assez intransigeante…



At work
The laptop provided by the office is a QWERTY whereas I am used to a AZERTY one and moereover, some keys are missing, so I am using an external keyboard.
Then we have a fan for the computer not to heat too much.
A mosquito-killer spray
A clippers???????????????????

mardi 17 juin 2008

et le boulot dans tout çà?

tPour l'instant c'est 9h par jour devant un ordi à faire du SIG (Système d'Information Géographique) sur le site de Saut d'Eau avec des données que je connais pas et qui ne sont pas complètes... La découverte du terrain est prévue entre le 27 et le 29, ce qui me prive de voir Doudou danser Gisèle...

À propos de çà, il vaut que je vous explique où je vais travailler et avec quels moyen de transport. Je ne travaille pas sur tous les projets de PROTOS, seulement, Moustique, Terre neuve, Saut d’eau (ou Ville Bonheur, grand site vaudou) et Belladère.

Je prends l’avion pour Port de Paix pour aller à Moustique où je me déplacerai à moto mais pour aller à Terre Neuve, en dessous de Moustique, je prends la voiture car la route entre Moustique et Terre Neuve est mauvaise (j’ose même pas imaginer combien de

temps cela va me prendre depuis Port au Prince). Pour le reste, sur le plateau central, voiture. Et même si la sécurité est une utopie en Haïti, je n’aurai pas de chauffeur; il va y avoir du sport…

So far, I spend 9h a day in front of a computer screen to do GIS (Geographical Information System) on Saut d’Eau case with partial and unknown data….Field discovery is to take place between the 27th and 29th. This is where I need to explain how I am going to go to the field. I work in Moustique, Terre-Neuve, Saut d’Eau (very famous for its vaudou site) and Belladère.

I take the plane to Port de Paix to reach Moustique where I will have a motorbike. But to go to Terre-Neuve, just south to Moustique, I will drive from Port-Au-Prince (PAP). Isn’t that stupid? For other towns, closer to PAP, the car will suit. Should I precise that I don’t have driver despite the insecurity in the country?..